L'ostéopathie pour donner le cou de grâce au torticolis

Vous faites peut-être partie de ces 10 % de Français qui ont déjà connu un torticolis. Bien que très douloureux et gênant, ce problème n'est pas grave en soi, d'autant qu'il est possible de s'en débarrasser sans recourir à la médication classique. En prenant rendez-vous avec un ostéopathe, vous serez non seulement soulagé efficacement et naturellement, mais également conseillé pour éviter de vivre à nouveau l'épreuve du torticolis.

Le torticolis ou quand le cou refuse d'obéir

Le cou : un lieu de transit organique

Le cou est, bien sûr, la partie de notre corps située juste sous notre tête, tout le monde sait cela ! Mais allons un peu plus loin pour comprendre la mécanique d'un torticolis. Différents éléments se côtoient au niveau de la gorge (à l'avant du cou), comme l'œsophage, par où transitent nos aliments, le larynx et la trachée qui permettent le passage de l'air, le pharynx qui nous permet, entre autres, d'émettre des sons, et des gros vaisseaux sanguins dont l'artère carotide. L'élément principal de la nuque, à l'arrière du cou, est le rachis cervical qui correspond aux sept vertèbres cervicales, au centre duquel chemine la moelle épinière. Le cou est également le carrefour de nombreux muscles comme les sterno-cléido-mastoïdiens qui se situent de chaque côté de la tête et descendent de l'apophyse mastoïde (derrière l'oreille) jusqu'à la clavicule ou le muscle trapèze qui part de la base du crâne, couvre l'arrière des épaules et se resserre au milieu du dos.

Le coup du lapin

Le torticolis : une douleur qui vous immobilise

Le torticolis se traduit par une gêne pour tourner la tête, voire une impossibilité totale de bouger le cou au risque de déclencher une vive douleur. Celle-ci est due à une contraction importante des muscles du cou. Le torticolis peut être associé à des maux de tête. Si ceux-ci sont importants, il est vital de rechercher d'autres symptômes, comme des nausées ou des vomissements, qui pourraient être le signe d'une pathologie grave, nécessitant une prise en charge médicale immédiate, notamment lorsqu'il y a suspicion de méningite. Sinon, le torticolis en lui-même est une conséquence d'une perte de mobilité au niveau des vertèbres cervicales qui entraîne une contracture anormale des muscles du cou.

Pourquoi le torticolis apparaît-il ?

La première cause du torticolis est une mauvaise position. Celle-ci peut être prise la nuit, en dormant, ou dans la journée. Certaines professions nécessitent d'être penché en avant, lorsqu'un travail de précision est demandé, par exemple, mais être assis face à un ordinateur toute la journée, peut également déclencher un torticolis, si le poste de travail n'est pas optimisé. Il peut arriver également qu'une zone du cou soit plus sollicitée qu'une autre, à un moment donné. C'est le cas lorsque l'on téléphone avec le combiné sur l'épaule ou lorsque la tête est placée dans une position inhabituelle, par exemple pour regarder un spectacle aérien durant tout un après-midi. Un torticolis peut apparaître consécutivement à un whiplash (ou coup du lapin) qui survient lors d'un accident de voiture. Lorsque la douleur s'installe de façon durable et est ressentie depuis au moins trois mois, elle devient chronique. Dans ce cas, la cause peut provenir de l'usure d'un disque intervertébral, d'une hernie discale cervicale ou d'arthrose au niveau d'une ou plusieurs vertèbres cervicales.

Le torticolis géré par un ostéopathe

L'ostéopathie pour soulager le torticolis de manière naturelle

Le coup de main de l'ostéopathe au service de votre cou

Le traitement ostéopathique est différent d'un patient à l'autre et sera fonction d'un certain nombre de facteurs concernant l'apparition du torticolis. Ainsi, l'ostéopathe va tenter de comprendre comment celui-ci s'est mis en place, suite à un choc ou à un mouvement particulier, par exemple. Il va essayer également d'en savoir plus sur d'éventuelles activités qui peuvent conduire à développer des douleurs au niveau du cou comme un sport, de la danse, du jardinage ou du bricolage. Il va affiner ensuite son diagnostic avec ses propres tests qui vont lui permettre d'adapter son traitement. Le but de celui-ci sera de redonner de la mobilité aux cervicales et de relâcher les tensions musculaires alentour. Il va également travailler au niveau du crâne et vérifier les différents niveaux de la colonne vertébrale ainsi que les épaules et les bras. Dans une approche plus globale, le praticien va investiguer toutes les articulations qui peuvent provoquer, de près ou de loin, des tensions au niveau du cou.

Les conseils de l'ostéopathe pour prendre soin de votre cou

Pour vous éviter de vous retrouver complètement bloqué, à cause d'un torticolis, il est essentiel de vérifier et de corriger, s'il y a lieu, votre posture. Ainsi, au travail, votre poste de travail doit être optimisé pour ne pas créer de tensions au niveau du cou. Vous devez pouvoir taper sur le clavier sans ressentir de gêne au niveau de vos épaules et de votre dos. Votre dos, et plus particulièrement la zone lombaire, doit être soutenu par un siège adapté et vos pieds doivent poser soit à terre, soit sur un repose-pied. Quelle que soit l'activité que vous pratiquez et qui est susceptible de mettre en danger la santé de votre cou, pensez à faire des pauses régulières et à vous étirer. Enfin, si vous vous réveillez singulièrement avec le cou bloqué, pensez à revoir votre literie. Lorsque vous êtes allongé sur le côté, veillez également à ce que votre colonne vertébrale soit dans le prolongement de votre cou. Si ce n'est pas le cas, changez d'oreiller ou corrigez l'épaisseur du vôtre en le superposant à un coussin, par exemple.

Que vous ayez tendance à commencer votre journée sans pouvoir bouger le cou ou que le torticolis survienne brutalement, il existe des moyens naturels pour vous en débarrasser. Parmi ceux-ci, l'approche globale de l'ostéopathe vous assure de recevoir une prise en charge adaptée à votre cas et de bénéficier de conseils pour garder votre cou en bonne santé... À tous les coups !

Les conseils donnés dans cet article ne se substituent, en aucun cas, à un diagnostic posé par un médecin ou par tout autre professionnel de santé, ni à un traitement médical.